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 L'histoire du Comté de Nice (vu par wikipédia)

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Ben
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MessageSujet: L'histoire du Comté de Nice (vu par wikipédia)   Mer 30 Aoû - 16:37

En 1380, la duchesse Jeanne Ire de Provence (1348-1382) — mieux connue sous le nom de la reine Jeanne — sans enfants, adopte Louis d'Anjou, le frère du roi de France Charles V. Le cousin de Louis, le duc Charles de Duras (ou Durazzo), mène alors l'Union d'Aix, le parti provençal anti-angevin et assassine Jeanne, entraînant une guerre de succession qui se terminera par la victoire du parti d'Anjou. Prenant avantage des troubles, le comte de Savoie Amédée VII le Rouge, qui souhaite avoir un accès vers la mer, négocie avec Jean Grimaldi de Beuil, gouverneur de Nice et de la Provence orientale.

Pour sa part, le seigneur de Beuil voit dans la réalisation d'une dédition de Nice à la Savoie l'occasion d'élargir ses terres. Sous l'influence de Jean Grimaldi, qui commande la garnison de Nice, les Niçois se soumettent et accueillent leur nouveau seigneur selon les traditions provençales. L'accord est scellé à Saint-Pons en (1388), suivant lequel la ville et sa viguerie, la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie constituent les terres neuves de Provence incorporées à la Savoie. Elles sont rejointes par la vallée de l'Ubaye.

La Savoie était à l'époque un État puissant, doté d'une importante force armée, prospère et bien administré, contrairement à la Provence. Avec l'accord des populations, l'armée savoyarde s'installe alors dans ces terres neuves et Nice en devient la capitale sous l'autorité civile et militaire d'un gouverneur savoyard.

Tous les seigneurs, à l'exception des Grimaldi et Lascaris (qui contrôlent le col de Tende), émigrent sur la rive droite du Var de façon à rester provençaux. Quoique située sur la rive droite, Gattières sera aussi arrachée à la Provence à la même époque. Amédée VII nomme une nouvelle noblesse dans les terres neuves, et Jean Grimaldi reçoit une vingtaine de fiefs en reconnaissance de son action.

Monaco se voit accorder son indépendance, en 1489, par le roi de France et le duc de Savoie. Les terres neuves de Provence prennent le nom de comté de Nice en 1526. Le terme comté a ici un sens administratif et non féodal.

En 1543, Nice est assiégée par les troupes françaises du duc d'Enghien et la flotte turque de Barberousse (Khayr-al-Din), le bey de Tunis, résultat de l'alliance de François Ier et de Soliman le Magnifique contre l'empereur Charles Quint. La ville est prise après 20 jours mais suite à la résistance des derniers défenseurs du château, la flotte se retire.

Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, en 1614, fait de Nice un port franc et y établit un sénat. La révolte du comte de Beuil est arrêtée en 1621. Le comté de Nice connaît la stabilité, contrairement à la Provence voisine où les révoltes sont fréquentes. Cependant, la guerre entre la France et la Savoie reprend au cours du XVIIe siècle et le comté de Nice est occupé par la France de 1691 à 1697 et de 1707 à 1713.

La frontière entre ces deux comtés de Nice et de Provence est modifiée en 1760, le traité de Turin accorde Gattières et la rive droite de l'Estéron à la France, les communes de Guillaumes et de La Penne passent dans le territoire de la maison de Savoie.

En 1789, Nice est un centre contre-révolutionnaire. L'Armée du Midi de la jeune République entre dans Nice le 29 septembre 1792 et le 31 janvier 1793, la Convention ordonne l'intégration du comté au sein du territoire national au travers de la création du département des Alpes-Maritimes. Les Barbets, des contre-révolutionnaires locaux, luttent contre l'occupation française dans le haut-pays niçois. Près de Duranus, le « Saut des Français » garde le souvenir de soldats français qui ont été jetés dans le vide au-dessus de la Vésubie. Durant le Premier Empire, le préfet Dubouchage œuvre au développement de Nice, avec l'aide des notables de la cité.

Le comté revient, le 23 avril 1814, sous le contrôle du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel Ier (1759-1824). Pour compenser s'il se pouvait l'influence de Gênes annexée au Royaume en 1815, on créa une division (sorte de région) de Nice, englobant la province de Nice, la province de Sanremo et la province d'Oneglia. Mais cette réforme administrative retrancha l'ancien marquisat de Dolceacqua du tout aussi ancien comté de Nice (avec Pigna et Seborga). La principauté de Monaco ressucitée en 1814 passe du protectorat français au protectorat sarde en 1815 : ses habitants ne sont plus que des demi-étrangers pour les habitants du comté de Nice. Menton et Roquebrune se révoltent du reste contre leur prince en 1848 et deviennent des villes libres administrées en fait par la Maison de Savoie : ces deux villes voteront avec le reste du comté de Nice lors du plébiscite de 1860 et seront rattachées à la France en même temps que lui. Passé 1860, ce qui restait de la principauté de Monaco (qui ne fut inclus dans le plébiscite) ne fait plus partie du comté de Nice.

En 1859, la France et la Sardaigne concluent une alliance dans le but de rejeter l'Autriche hors de l'Italie du nord, la France devant recevoir le comté de Nice en récompense pour son aide. La même année, Napoléon III signe le traité de Villafranca di Verona qui met fin à la campagne d'Italie. Cependant, la Vénétie reste autrichienne et la Grande-Bretagne ainsi que d'autres nations d'Europe, et Garibaldi s'oppose à l'annexion de la Savoie et de Nice à la France.

En 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le Traité de Turin qui prévoit l'annexion de Nice à la France en échange d'une aide de Napoléon III contre les Autrichiens et une assistance à Victor-Emmanuel II dans son désir d'unifier l'Italie. Un plébiscite truqué est organisé. Le « comté de Nice » devient français, divisé en un arrondissement de Nice et un arrondissement de Puget-Théniers et augmenté de l'arrondissement de Grasse, et forme dorénavant le nouveau département des Alpes-Maritimes.

Le 14 juin 1860, Les troupes impériales françaises entrent dans Nice et le "rattachement" est célébré. Le traité de Turin conserve dans le giron italien les localités de Tende, La Brigue, Mollières... parce que réserves de chasse favorites du roi Victor-Emmanuel II (quoiqu'il fut suspecté que cela cachait des objectifs militaires, la nouvelle frontière étant diffilement défendable par la France). Toutes ces localités finiront par devenir françaises à l'issue de la Seconde Guerre mondiale par le traité de Paris (1947), dernier ajout au territoire national français et au département des Alpes-Maritimes.

L'arrondissement de Puget-Théniers fut finalement supprimé à des fins d'économies en 1926 et réuni à celui de Nice. L'assemblée d'arrondissement de Nice fit alors figure de « parlement du comté de Nice » de 1926 à la Seconde Guerre mondiale mais cette institution disparut après la Libération.

Au spirituel, l'évêque de Nice qui dépendait de l'archevêque de Gênes dépendit de l'archevêque d'Aix après 1860. C'est en 1886 que l'arrondissement de Grasse (à l'exception de l'île Saint-Honorat) fut détaché du diocèse de Fréjus pour être rattaché à celui de Nice ; et par la même occasion, Garavan qui appartenait toujours au diocèse de Vintimille fut aussi rattaché à celui de Nice. L'évêque de Nice perdit cependant sa juridiction sur Monaco qui dut doté d'un abbé nullius en 1868 puis d'un évêque en 1887 (l'évêque de Monaco ne dépendant d'aucun archevêque mais directement du pape).

Du fait de l'annexion, toute forme d'enseignement supérieur disparut à Nice après 1860 et il faudra attendre 1965 pour que soit créée une université de Nice.

Nice perdit aussi toute forme de juridiction d'appel après 1860 alors qu'elle était le siège d'un telle instance dénommée Sénat.
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Yoann
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MessageSujet: Re: L'histoire du Comté de Nice (vu par wikipédia)   Sam 2 Sep - 13:29

A quand la cour d'appel à Nice?
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Thibaud
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MessageSujet: Re: L'histoire du Comté de Nice (vu par wikipédia)   Sam 23 Déc - 0:18

Ben a écrit:
En 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le Traité de Turin qui prévoit l'annexion de Nice à la France en échange d'une aide de Napoléon III contre les Autrichiens et une assistance à Victor-Emmanuel II dans son désir d'unifier l'Italie. Un plébiscite truqué est organisé. Le « comté de Nice » devient français, divisé en un arrondissement de Nice et un arrondissement de Puget-Théniers et augmenté de l'arrondissement de Grasse, et forme dorénavant le nouveau département des Alpes-Maritimes.

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